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Othala du 29 Mai au 13 Juin

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Pierres dressées sur une presqu’ile
La fin du voyage approche
Le mystère de ton origine se dévoile
Tes ancêtres retrouvés
Te bénissent
Et scellent en toi leur Héritage
Conjonction du ciel et de la terre
Au loin le tonnerre gronde
et se rapproche.

En Othala se révèle et s’incarne le mystère de notre origine, le dessein qui nous a porté à Etre et tracé notre chemin. En lui Ancestralité humaine et divine se fondent, origine et fin se retrouvent, le Sens de notre destin se manifeste et l’accomplissement se révèle.
 

Le losange du haut représente l’espace clos du foyer, et les jambes représentent l’ancrage dans la terre des ancêtres. C’est le glyphe de la possession et de la lignée. Nous retrouvons le glyphe d’Ingwaz mais les deux antennes supérieures ont disparu : il y a intériorisation, stabilisation des acquis.

Dans Mannaz nous avons réalisé notre accomplissement en tant qu’Homme, fils du Ciel et de la Terre, puis nous nous sommes purifiés en plongeant dans la grande mer de Laguz sans nous y perdre et en sommes ressortis régénérés, délivré des agrégats périmés du cycle précédent. Ceci fait dans Ingwaz la forme irradiante résultant de la métamorphose profonde opérée en nous, l’héritage de ce premier cycle est dorénavant bien implanté : les graines déposées en Fehu ont germé en révélant la forme qui y était latente.

Le feu est maintenant protégé : l’essence et l’héritage intérieur du cycle qui se termine est dans une relation dynamique avec la glace (l’héritage formel). La glace a pris la forme nécessaire pour accueillir le Feu, conserver sa qualité et son essence : la glace est l’écrin et le feu le diamant. Après l’expansion ignée d’Ingwaz vient la coagulation d’Othala.

Avant dernière rune du cycle, Othala représente à la fois ce que nous avons fait de l’héritage antérieur, l’inné transmis par nos lignées et l’acquis résultant des expériences vécues dans ce cycle. Le tissage de la trame lumineuse est parachevé. Nous avons joué le rôle qui nous était imparti dans ce parcours et maintenant vient le temps du bilan.
Une stabilité est atteinte, mais nous devons comprendre que nous ne rentrerons vraiment en possession de cet héritage qu’à l’issue d’une transformation dont la finalité nous échappe encore. Une nouvelle structure s’élabore, à la fois consolidation des acquis passés et base d’un projet mystérieux.
Tout héritage entraine une conscience claire des implications que son acceptation entraine : rien ne sera plus comme avant et nous devrons accepter la responsabilité de conserver mais aussi dynamiser ce qu’il contient. Un tel héritage est une réminiscence, résultant d’une anamnèse, dissolution des agrégats qui nous empêchaient d’être conscient de notre vraie nature, des forces chaotiques qui nous entrainaient dans la torpeur de l’oubli : une nouvelle relation au temps apparait. Plus que jamais une lucidité sans faille doit reconnaitre et dissiper les spectres du passé.