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Ansuz du 13 au 28 Aout

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Un chemin incertain
Le messager indique la voie
Qui mène au Druide
Devant Lui
Tu fais silence pour écouter
Ta part féminine se révèle
Et communie
Avec la conscience Divine.

Le corbeau signifie la voix nocturne de notre Dieu intérieur, la forme encore sombre du Divin en nous. Si nous l’écoutons en faisant silence il nous mène à un mode de perception dans lequel le chemin apparait, c’est la rencontre du Druide, expression du Maître intérieur. Il révèle en nous Ask et Embla, le premier couple. Ici c’est notre partie réceptive qui s’éveille pour capter le message, notre côté masculin s’intériorisant pour assimiler le contenu de ce message.

Si nous comparons les glyphes de Fehu le feu naissant et d’Ansuz le messager, nous voyons dans les deux cas une verticalité représentant à la fois Yggdrasil, l’axe du monde et le feu. Dans Fehu ce Feu est naissant, ses flammes montent vers le haut. Ici après l’incarnation d’Uruz et la rupture de Thurisaz, il se propage, ensemençant la terre par ses flammes descendantes : l’influx divin pénètre la forme. Il y a inclination pour transmettre une nouvelle impulsion, une inspiration fécondante.

Si les nécessaires épreuves de Thurisaz ont amené la prise de conscience des latences présentes en nous et la découverte d’un nouveau monde, son sens et la façon de le parcourir demeurent mystérieux. C’est alors qu’intervient le messager, la voix du Dieu Intérieur qui s’exprime dans le silence intérieur après le tumulte de Thurisaz. Pour l’écouter, c’est notre côté réceptif qui doit se manifester afin de laisser en nous s’imprimer cette voie sans la dénaturer. Ce que nous avions pressenti de façon confuse dans les runes précédentes se manifeste pour la première fois dans un message qui, même énigmatique, nous montre le chemin.

Le Feu est ici l’impulsion qui nous porte à suivre notre chemin, même si son but reste encore lointain. La Glace représente notre faculté d’écoute, de réceptivité, de transparence à la voix du messager.

Dans cette quatrième rune, à mi-chemin du premier Aett, pour la première fois se manifeste une intervention qui nous semble « extérieure ». En réalité c’est notre propre Dieu Intérieur qui se manifeste, car nous abordons de nouvelles terres.
Simultanément se produit une première révélation de cette Présence comme partie intégrante de nous-même des deux aspects réceptifs, intuitifs, féminins et rationnel, volitif, masculin afin d’amener à notre conscience ce que veut notre devenir intérieur.
Lorsque le messager, la perception encore confuse de la voie à suivre et des réajustements à opérer dans ce que nous vivons et que nous sommes apparaît, il faut se taire (le silence de la glace), sinon toute notre bonne volonté s’échouera devant le vacarme de nos contenus réactifs, séquelles du passé. Ensuite nous devrons amener ce message à la conscience, accepter ce qu’il implique dans notre vie le laisser créer de nouvelles routes, de nouveaux comportements.
Ansuz se présente comme un premier médiateur, émergence d’une unité en formation, faisant pressentir l’unification de notre métamorphose intérieure et de notre vie personnelle. En ce point d’équilibre il y a communication entre ces deux aspects de notre personnalité et simultanément un début d’incarnation du Sens. Nous commençons à percevoir la réalité du chemin qui dévoilera en nous la réalité de la présence de Tir Na Nog, Espace et Temps hors du temps et de l’espace.