Rune Précédente

Sowilo du 12 au 26 Février

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Une tempête infranchissable,
Tu te confies à la volonté du Ciel
Une clarté céleste dissipe la tempête
Laissant la lumière te pénétrer
Elle régénère le Monde.

La Métamorphose profonde acceptée dans la rune précédente amène une compréhension nouvelle qui révèle comment notre Destin devient Métamorphose spirituelle illuminant notre destinée en révélant la lumière intérieure.

Le glyphe est sans ambiguïté : un éclair traverse le ciel.

Un éclair est une décharge électrique massive résultant d’une énorme différence de potentiel entre des zones chargées positivement et négativement. Ici la polarité inhérente aux deux forces énergie du Ciel et de la Terre génère la foudre, Feu chaleur et lumière en se nourrissant des ténèbres de la Glace, il y a fusion. L’impulsion intérieure est le Feu, la décharge qui parcourt le filament de la Glace, notre Nature la portant à l’incandescence.

Après l’invocation ascendante et la réceptivité descendante de la rune précédente, il y a réponse sous la forme d’un flux d’énergie irradiante. Le Roseau devient plante resplendissante car les énergies du Ciel et de la Terre mises en mouvement et conjuguées dans Elhaz produisent un rayonnement. L’antenne bien accordée vibre et reçoit : le ciel a répondu. On peut ainsi comprendre à quel point il était indispensable que dans la rune précédente la Force qui nous traverse ne rencontre aucun obstacle, aucun agrégat qui l’empêcherait et pourrait créer une stase dangereuse.
Si le premier Aett se terminait par le Feu et l’enthousiasme, Wunjo, fille du Feu (Kenaz) et du Don (Gebo) ici vient la lumière. La traversée de ce second Aett fut difficile car pour produire cette lumière, il était indispensable que toutes les parties de notre être fusionnent.

Un cap important a été franchi : la Force est descendue dans la forme, l’illuminant, la révélant à elle-même, à l’issue des épreuves subies dans cet Aett dans la confrontation au chaos, au destin, à l’ombre, à la part mystérieuse de nous-même.
De la même façon que le premier Aett se terminait par un enthousiasme issu de la prise de conscience en nous de la Présence, ici nous ne pouvons « Garder la lumière sous le boisseau ». Alors qu’Elhaz nous appris que toute force divine ne faisait que nous traverser, nous devons dorénavant laisser irradier cette lumière en évitant toute velléité d’appropriation.
Grace à cette humilité acquise nous pouvons nous défier de l’Hybris qui guette tout héros solaire. Si l’enthousiasme qui scellait le premier Aett n’avait rien d’une Joie excessive, ici s’extériorise tout ce que nous avons vécu dans ce second Aett : nous sommes devenus partie prenante du dessein Divin et la lumière qui nous est donnée ici nous prépare à la métamorphose finale qui sera l’objet du troisième Aett.